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Photomaton
Mardi 11 mars 2008
Extrait
 |  |  | Boucar Diouf est sans aucun doute l’océanographe le plus connu des Québécois... qui ne savent pas nécessairement que Boucar exerçait ce métier avant de devenir conteur, humoriste, et coanimateur de l’émission Des kiwis et des hommes, à la télévision de Radio-Canada. Boucar vient de publier un livre, La Commission Boucar pour un raccommodement raisonnable, véritable plaidoyer contre le repli identitaire combinant données scientifiques, réflexions humoristiques et anecdotes du quotidien. Ajoutons que son spectacle est actuellement présenté en tournée à travers le Québec et que Boucar sera porte-parole des 24 heures de science, les 9 et 10 mai prochains. Il a pris des photos pour nous pendant toute une semaine et nous les présente avec tout l’humour et le charme qu’on lui connaît. Visitez son site Internet : www.boucardiouf.com |  |  |  | Les photos Boucar avait de bonnes raisons de se transformer en photographe, à commencer par le nouveau venu dans la famille. Voici donc d’entrée de jeu sa famille en trois tons, comme il l’appelle. |  |  |  | Anthony, c’est un tube digestif qui pleure ! Et cette suce qu’il a dans la bouche, c’est — avec la carte de crédit — un petit bout de plastique qu’on ne veut surtout pas voir disparaître. |  |  |  | Le repos du guerrier. |  |  |  | Caroline et son petit afro-gaspésien. C’est, annonce fièrement Boucar, le premier Diouf originaire de Matane ! |  |  |  | Il faut toujours, constate Boucar, avoir chez soi une chambre avec vue sur la belle-mère... |  |  |  | À Rimouski, l’ancien voisin de Boucar tenait un salon de bronzage. Vous voyez, depuis que Boucar est parti, el salon a fermé ! |  |  |  | Boucar a fait sa thèse sur l’éperlan. Il aime bien aller à la pêche blanche à Rimouski. Dans ce petit village de cabanes, il y a même une église « où l’on s’accuse d’avoir péché avant de commencer à attraper le poisson. » |  |  |  | Boucar a un pied-à-terre à Rimouski, vit à Québec et travaille à Montréal, où il a un appartement. Au fond, dit-il, il habite sur la 20... Voici donc son bureau. |  |  |  | Le décor de son spectacle : le grand-père africain, le tam tam et la forêt d’épinettes. |  |  |  | Sachez-le, Boucar collectionne les nains... Le plus pâle, à droite, c’est « le p’tit roux d’Hérouxville ». |  |  |  | Une poupée que lui a confectionnée et envoyée une dame de St-Ulrich. |  |  |  | Il y en a qui se mettent un raton laveur sur la tête, Boucar préfère avoir des gorilles aux pieds. |  |  |  | Vient de paraître : La Commission Boucar pour un raccommodement raisonnable Boucar Diouf. Les intouchables, 2008, 174 pages. 14,95 $ Présentation de l'éditeur : Du 10 septembre au 3 février 2008, la Commission de consultation sur les pratiques d'accommodement reliées aux différences culturelles, plus connue sous le nom de Commission Bouchard-Taylor, a sillonné le Québec pour prendre son pouls au sujet de thèmes aussi vastes et complexes que l'identité nationale, l'immigration ou encore l'intégration. En attendant le 31 mars 2008, date de remise du rapport et des recommandations résultant de cette consultation publique, Boucar Diouf a décidé de créer sa propre commission : « la Commission Boucar pour un raccommodement raisonnable ». Cette « courtepointe », comme l'auteur se plaît à nommer ce plaidoyer contre le repli identitaire, combine savamment données scientifiques, réflexions humoristiques et anecdotes du quotidien, et ravira tous les adeptes de la tolérance. Un jour où je marchais sur la montagne, j'au vu une bête. Je m'en suis approché et j'ai vu un homme. En m'en approchant encore, j'au vu mon frère. Qu'il vienne chez nous pour s'installer ou qu'il ne fasse que s'arrêter, s'il travaille à s'intégrer, traitons-le comme un invité car il a beaucoup à donner, toute une richesse à partager. Si tu veux bien en profiter, laisse-toi aimer et être aimé. Ouvre ton coeur au monde entier, aux immigrés, aux réfugies, qu'ils soient plus ou moins colorés. |
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